Nous partons vers 13h30, dans un minibus heureusement climatisé, car la température extérieure est déjà assez surprenante.
Nous passons à côté du temple de LOUXOR, que nous visiterons plus tard, lors de notre retour d'Aswan.
Pour l'avoir aperçue, et contemplée, depuis l'autre rive, nous connaissons déjà un peu la rive gauche thébaine, Ces hautes falaises dorées émergeant d'une frange de palmiers pour servir de socle à une montagne vaguement pyramidale, ces basses collines grêlées de petites ouvertures sombres, et ces portiques, à demi cachés au fond d'un cirque, qui sont ceux dé Deir el-Bahari. Pour l'avoir lu, ou entendu, nous savons que le fleuve qui coule a nos pieds séparait ici, mieux que partout ailleurs, le monde des vivants et le monde des morts.
Personne n'habitait là-bas. Personne, sauf les ouvriers de la nécropole, ces « Serviteurs de la place de la vérité» leur village dans le vallon de Deir el-Medina, est l'un des rares témoignages de l'habitat des anciens Egyptiens, et leurs tombes les seules sépultures de ces gens de condition modeste à être aussi soigneusement aménagées que dés tombeaux de princes.